
Suppression des BEP
Les BEP ont été supprimés dés la rentrée de septembre 2009
Les coupes budgétaires dans l’Education Nationale, imposées au nom de la rentabilité et du profit, nous réservent de très mauvaises surprises à nous, étudiants en lycée professionnel.
- On nous supprime les BEP (remplacés par des bacs pro en 3 ans au rabais)
Ce qui tire vers le bas la majorité des élèves, forcés d’entrer en apprentissage ou en CAP, alors qu’ils avaient les capacités d’obtenir leur BEP et de continuer leurs études.
- 25 % de postes de professeurs en lycée professionnel supprimés
Cette mesure est une dégradation importante des conditions de travail et d’étude. Ce qui va encore pénaliser les élèves qui rencontraient le plus de difficultés.
Parce que l’école n’est pas une entreprise, on ne veut pas d’un lycée à deux vitesses, ou seuls les plus riches et quelques premiers de la classe auraient droit à un avenir.
Notre avenir n’est pas à vendre !
Parce que cette loi nous concerne, Nous exigeons le maintient de tous les BEP, leur revalorisation en véritables diplômes et des moyens accrus pour toutes les formations professionnelles.
Notre avenir n’est pas une marchandise !
Après la scandaleuse loi LRU, qui imposait la privatisation rampante des universités et réservait son accès exclusivement aux plus riches, le gouvernement poursuit sa casse de l’Education Nationale. En effet, pour continuer à démanteler l’école publique, les élèves des lycées professionnels font une fois encore les frais des politiques gouvernementales.
Avec la suppression programmée des BEP, les élèves qui pouvaient obtenir un véritable diplôme seront forcés d’aller en CAP ou en apprentissage, ou les petits boulots précaires se succéderont les uns aux autres, inlassablement. Seuls les élèves les plus favorisés socialement, une petite poignée, pourront obtenir un Bac pro et ainsi pouvoir continuer leurs études. De plus, cette suppression programmée des BEP s’accompagne d’une suppression de 25% des postes de professeurs. Notre gouvernement instaure là une école à deux vitesses, en opposition avec les principes mêmes de la république.
A Millau, les lycéens se sont mobilisés et continueront à lutter pour défendre leur droit à un avenir. Notre avenir n’est pas une marchandise ! La jeunesse est l’avenir de notre pays, si rien n’est fait pour assurer son avenir, qu’adviendra t’il de celui de la France ?
Fabien Bon, Journal de Millau janvier 2008